LA SAINT MICHEL POUR LES PARACHUTISTES

Sur les murs de la caserne, St Michel l'Archange terrassant le dragon

Sur les murs de la caserne, St Michel l’Archange terrassant le dragon

Un peu d’Histoire

Ci-dessous, Extraits de la Biographie du Père CASTA où Il raconte la naissance de la Médaille de SAINT MICHEL

A la recherche d’un Saint protecteur

En cette fin d’été 1947, les activités opérationnelles plus ou moins en sommeil permettent au père CASTA de reprendre ses relations amicales avec les Aumôniers du 1° R.CP. Un soir de septembre, au cours d’un repas pris en commun, la conversation s’engage sur le choix d’un Saint Patron pour les Parachutistes.

         – Toutes les Armes de notre Armée ont leur Saint Patron : les cavaliers ont Saint Georges, les artilleurs et les sapeurs, Sainte Barbe, les transmissions l’Archange Gabriel et le matériel Saint Eloi . Mais comme toujours pour les paras, le choix n’est pas simple. Ceux de Pau penchent pour Saint Pépin, ceux de Meucon, avec MASSU et le curé aumônier Guillaudot, apportent leurs suffrages à des élus locaux : Saint Colomban, Saint Pabu ou encore Saint TUGDUALD …

Et le père JEGO de renchérir :  – A mon avis, c’est SAINT MICHEL qu’il nous faut, l’Archange qui a terrassé le dragon . Le symbole est fort, d’ailleurs des S.A.S ( spécial air service ) parachutés en Normandie en 1944 portaient une médaille représentant Jeanne d’Arc d’un coté, SAINT MICHEL de l’autre . En janvier 1947, lors du départ du 3° bataillon du 1° RCP pour l’Extrême-Orient, à la Messe dite dans la Cathédrale de Bône, devant nos Fanions rassemblés, la protection de l’Archange a été invoquée …

C’est alors que le père MULSON se tourne vers CASTA : – C’est toi le plus jeune, à toi de constituer le dossier pour notre hiérarchie exposant les fondements historiques et liturgiques de ce choix.

 C’est ce que va faire le père CASTA. L’année suivante, la première cérémonie officielle en l’honneur de l’Archange, Patron des Parachutistes, sera célébrée le 13 juin 1948 en l’église cathédrale de Hanoï .

La Médaille de SAINT MICHEL telle qu'elle a été frappée à partir de la matrice de création en 1947/48

La Médaille de SAINT MICHEL telle qu’elle a été frappée à partir de la matrice de création en 1947/48

Ainsi depuis 64 ans les parachutistes honorent leur saint Patron, et le trois de Carcassonne ne faillit pas à la tradition.

Avant la prise d’arme qui a réuni les autorités civiles et militaires, une messe a été célébrée à la cathédrale St Michel, au terme de laquelle les centaines de militaires rassemblés dans l’église ont chanté avec ferveur  la prière du parachutiste.

Le drapeau du trois et sa garde pendant la prise d'arme

Le drapeau du trois et sa garde pendant la prise d’arme

 

 

Les hommes du trois pendant le défilé qui a clôturé la cérémonie

Les hommes du trois pendant le défilé qui a clôturé la cérémonie

 

HOMMAGE AUX HARKIS

 

 

Au cours de cette cérémonie qui s’est déroulée au monument aux morts, Monsieur Louis LE FRANC Préfet de l’Aude a lu le message du Ministre des anciens Combattants Monsieur Kader Arif 

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Quelques extraits de ce message…

« Aujoud’hui, en cette journée nationale, la France honore solennellement les Harkis et autres membres des formations supplétives pour avoir servi la République durant la guerre d’Algérie. »

« De 1954 à 1962, années tragiques au cours desquelles la France et l’Algérie étaient déchirées, vous vous êtes illustrés avec courage et dévouement aux côtés de l’armée française. »

« Vous étiez, pour la majorité des civils, armés par notre pays pour assurer la sécurité de points stratégiques, de villages ou de zones parfois plus étendues mais aussi participer à des opérations militaires. »

« Malgré les terribles épreuves que vous avez, vous-même et vos familles, affrontées, vous êtes restés indéfectiblement loyaux à la France qui, il y a plus de cinquante ans, abandonnait ses soldats ».

« Vous méritez le respect de chacun d’entre nous, la profonde gratitude, la reconnaissance et la solidarité de la patrie. »

« Aujourd’hui c’est un rendez-vous avec la mémoire de notre Pays, avec notre République, mémoire dont les harkis ne doivent plus être les oubliés. Les témoins ne sont pas éternels, le travail de mémoire doit l’être. »

La cérémonie s’est poursuivie par les dépôts de gerbes

Monsieur Mustapha FEROUDJI, président de l'association des anciens combattants et harkis de l'Aude

Monsieur Mustapha FEROUDJI, président de l’association des anciens combattants et harkis de l’Aude

 

Isabelle assistait a cette cérémonie

Isabelle assistait a cette cérémonie

ARITHMETIQUE ELEMENTAIRE

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« Alain » Perez et « Jean Claude » Tarlier, rarement réunis mais les élections approchent, nos deux duettistes connus à Carcassonne et au delà, nous ont présenté, sous le  contrôle de Pascal Dupont, les résultats du festival de la Cité 2013 pensant mettre à mal notre argumentaire sur les dépenses du pôle culturel.

Tout d’abord les chiffres que nous avons communiqués sont extraits du budget primitif 2013 que je vous rappelle. Le budget du pôle culturel comprend le Festival de la Cité (4 385 000€) le Festival de la Bastide (612 000€) le Théâtre de la cité (411 000€) le Cirque (76 200€) la Magie de Noel (472 000€)  la Féria (149 600€) et les Concerts au Dôme (314 000€), soit au total 7 455 200€ ;

Les recettes  proviennent de la billetterie, des locations de matériels du mécénat et de la subvention d’équilibre prévue à 1 650 000€ soit au total 6 108 800. Il manque à ce budget 1 346 000€.

Si nous reprenons l’ensemble des articles faisant le bilan du festival 2013, dont nous ne nions pas  l’attractivité, l’ensemble des subventions d’équilibre s’établit ce jour à 1 127 550€ auxquels il faut ajouter la Magie de Noel  pour 472 000€ et les concerts du dôme 314 000€ dont on ne sait s’ils auront lieu. Le parcours d’art  contemporain (104 000€)  et les animations non prévues mais réalisées dans l’urgence pour pallier le désamour des électeurs à savoir entre autre la grande roue ( 15 000€ ou plus) la fête du vin (30 000€) et d’autres à venir auront tôt fait de l’engloutir. Au final la subvention  d’équilibre flirte avec les 2 millions d’euros. CQFD.

Nous n’avons pas inclus dans ce bilan la fête de la musique et la venue de David Guetta (200 à 300 000€ à la louche)

Nous n’avons pas compté non plus le personnel municipal mis à disposition et payé sur le budget municipal en grande partie en heures supplémentaires, les frais d’impression imputés en partie sur le budget communication, les frais de repas et d’hébergement pris  en partie sur les fêtes et cérémonies. Tous ces transferts majoreraient encore la subvention d’équilibre mais qui s’en soucie parmi nos élus.

Une petite parenthèse pour l’opéra dont  l’affluence est due au nombre incalculable de places gratuites distribuées.

Nos élus qui confirment l’absence de subvention régionale et départementale: notre générosité n’a  décidément pas de limites…

Ce que nous critiquons ce n’est pas le festival en lui-même mais son organisation. Structuré par les différents maires qui se sont succédés il est devenu omnipotent, pluripotent et totalement impotent.  Les spectacles sans cesse en augmentation  se chevauchent, se concurrencent, s’annihilent. Ils offrent de la culture orale deux visions une payante et une gratuite. Oserais-je dire une vision élitiste et une vision triviale ? Y aurait-il deux publics ?

Ce que nous critiquons aussi c’est un budget en trompe l’œil qui manque de sincérité mais on dit aussi que Pascal Dupont est habile et pourrait endormir la méfiance du cobra.

Ce que nous critiquons enfin c’est la disproportion de ce budget.

A titre de référence je citerai  le budget l’OPAH en cours 489 000€ par an ou celui de la voirie 125 à 500 000€ par an à comparer avec le budget culturel.

Il est sur que le changement attendu ne supprimera pas le festival mais il y aura forcement des aménagements pour éviter les doublons et les triplons notamment. Cela permettra peut être de faire d’autres choses, festival de la médiévalité ? Festival occitan ? Festival des artistes locaux et peut être d’aller au-delà de la transmission orale vers la danse et le mouvement etc. etc…

ERRANCES

Vieille boussole

Depuis quelques semaines nos édiles après plusieurs années de réflexion se réveillent et on voit fleurir de nombreux projets, projets dont on nous avait longuement abreuvés lors de précédentes campagnes électorales.

Il faut cependant raison garder.

Ce qui fait  l’essentiel de nos interrogations aujourd’hui c’est l’avenir des zones commerciales de l’Est de la ville à savoir Cité 2, Rocadest, Béragne et les Rougeats dernière acquisition de la CAC.

L’installation de Rocadest, et nous l’avons déjà dit, mettra à mal le centre commercial de Cité2.

Fermera, fermera pas c’est la question qui est sur toutes les lèvres de commerçants de la galerie marchande.

« Ferrandis se dit prêt à nous accueillir mais à quel prix ? »

 Il y aura forcément des pertes d’emplois qui vont aller au-delà de Cité2. Les enseignes environnantes ne survivront que s’il n’existe pas de concurrence directe sur le site de Rocadest. Plus à distance le centre ville et les autres zones en pâtiront.

Quel avenir pour Béragne qui devait accueillir un Super U agrandi ? Je pense que l’enseigne devra revoir sa copie et  que les 10  hectares encore propriété de la CAC resteront en friche. Quand au terrain cédé à la région on se perd en hypothèses.

Reste la dernière et imprévue acquisition de la CAC, les 156 ha du domaine des Rougeats à 750000 euros…

Cette acquisition qui s’est faite à la hussarde, comme tout ce qui se fait à la cac  depuis 2009, sans projet derrière est symptomatique du fonctionnement de nos assemblées.

On achète on projette on investit sans jamais savoir quel est le but de toutes ces manœuvres et pendant ce temps nos impôts augmentent, augmentent, augmentent….

N’oublions pas que seul celui qui connait la route parviendra au port alors offrons une boussole à nos édiles pour qu’ils retrouvent le chemin de la réflexion, de la concertation et du partage.

CONFERENCE DE PRESSE DU 20 septembre 2013

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J’aurais pu intituler cette conférence de presse:

«Notre maison brûle… et nous regardons ailleurs». J. Chirac

A la veille des cérémonies du 14 juillet 2012, le Président de la République a annoncé sa décision de lancer la préparation d’un nouveau Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale. L’objectif était de définir la stratégie nationale et les capacités nécessaires dans les quinze à vingt ans à venir en matière de défense et de sécurité pour répondre aux multiples défis auxquels nous sommes confrontés dans un monde particulièrement instable.

Après ceux de 1972, 1994 et 2008, les travaux de la  commission présidée par Jean Marie GUEHENNO, ont été rendus public par le Président de la République le lundi 29 avril 2013. Ce document fixe les orientations stratégiques des quinze prochaines années et doit servir de socle à la future loi de programmation militaire (2014-2019).

Ne rentrons pas trop dans les détails , mais ce sont 24000 postes auxquels il faut en ajouter 10000 de plus à cause du chevauchement du plan 2008-2015, soit au total 34000 postes en moins sur 6 ans, soit 5500 postes par an qui seront supprimés; c’est l’armée de terre qui paiera le plus lourd tribut de ces restrictions.

Compte tenu de ce qui précède, notre régiment a été mis sur la sellette beaucoup trop de fois :

Dans le passé par deux fois déjà le troisième RPIMa a été menacé;

A l’époque il  s’agissait qu’il ne parte pas dans une autre ville. C’est l’action de Raymond Chésa  maire  et de Raymond Courrière alors sénateur et président du conseil général qui a sauvé et permis le maintien du  trois à Carcassonne.

Aujourd’hui il est menacé de dissolution.

Pour ma part et bien modestement depuis un an et demi date de l’annonce du livre Blanc je me suis évertuée  (voir les différents articles de mon blog) à avertir de ce péril imminent.

La dernière fois ce fut à Montredon où je glissais ceci dans mon discours :

J’ouvre une petite parenthèse, pour lui conseiller expressément, en tant que député et membre de la commission de la défense nationale, de se pencher avec attention, sur le sort  du troisième RPIMa  et de son maintien à terme à Carcassonne.  C’était le 1er février 2013.

Si je l’ai fait c’est parce que je disposais d’informations crédibles qui laissaient présager le risque d’un avenir sombre pour notre régiment.

Il parait évident que cela aurait été me faire trop d’honneur pour Monsieur Pérez que de prendre en considération mes avertissements.

Peu m’importe, mais ce qu’il y a de plus pénible c’est de constater encore que l’on veut faire douter nos concitoyens sur le sérieux de ces menaces.

Est-ce un hasard si  neuf généraux, et un colonel,  anciens chefs de corps  du trois, interpellent le ministre de la Défense,  au sujet de la survie du troisième régiment d’infanterie de marine dans notre ville ?

Est-ce un hasard si ces officiers généraux,  issus d’un corps  que l’on surnomme « la grande muette », dont on ne peut douter ni de l’intégrité, ni de leur désintéressement (ils sont retraités) parlent ouvertement et courageusement ? Eux parlent  parce que d’autres, en particulier les militaires d’active, ne peuvent rien dire par devoir. Monsieur Pérez, lui, n’a rien dit, ou si peu, par omission, ou je n’ose croire par lâcheté.

Alors je ne sais si ce seront ces officiers qui auront fait « des dégâts au ministère » ou Jean-Claude Pérez lui-même en traitant de façon méprisante un groupe d’officiers prestigieux, et à travers eux l’institution militaire elle-même.

Cela ne contribuera certainement pas à redorer le blason de notre ville : son Maire fustige et ignore ceux qui « ne modifieront pas son emploi du temps » même s’ils ont eu sous leurs ordres des milliers de jeunes, dont une partie après leur temps de services se sont installés à Carcassonne.

Désolée de déranger monsieur le Maire pendant sa sieste :  Mais a-t-il mesuré et compris les enjeux pour la ville. La présence de notre régiment est un atout majeur du développement non seulement pour notre ville mais bien plus encore pour notre département et notre région. Sa disparition serait une catastrophe économique, sociale, mettant à mal le vivre ensemble tant de fois invoqué et aujourd’hui en péril.

Philippe FOLIOT, son homologue député du Tarn, un des secrétaires de la commission de la Défense nationale dont Monsieur Perez est membre mais surtout absent, a réagi avec une autre hauteur de vue et une autre classe, en ne voulant pas mettre en concurrence Castres et Carcassonne.

Quand on arbore l’écharpe tricolore de député, membre de la représentation nationale, on respecte les personnes et les valeurs qu’elles représentent, et on doit avoir la stature suffisante pour aborder ces situations de crise.

Manifestement  cette stature et ce recul notre député Maire ne l’a pas, car quand on communique comme il l’a fait sur le sujet, on a l’impression d’avoir perturbé la douce et heureuse léthargie dans laquelle il est plongé depuis trois ans et demi.

Monsieur le Maire a réagi et réagit  agressivement et maladroitement

morceaux choisis:

* »ce ne sont pas dix généraux qui vont  dicter mon emploi du temps »…

* »rumeurs irrationnelles d’un quarteron de généraux en retraite,

racontars qui ne procèdent pas de la raison émanant d’un petit nombre; voila la traduction littérale de cette phrase; elle se passe de commentaire tellement elle est décalée de la réalité.

Il réagit à la limite de l’insulte par les propos qu’il a tenu hier a l’égard de deux des signataires.

Il a  réagi aussi avec un brin de paranoïa et beaucoup de suffisance quand il dit « beaucoup souhaiteraient voir ce  régiment fermer. quand j’interviendrai ce sera pour le sauver ». Il serait bon qu’il précise le « beaucoup », pour le reste il laisse entendre en fait, qu’à ce jour il n’a rien fait.

Seuls les imbéciles, monsieur le maire, peuvent souhaiter cela, et si vous ne voulez pas que cette « rumeur infondée » comme vous le dites pèse sur les municipales il vous appartient d’obtenir l’assurance écrite du gouvernement que notre régiment sera maintenu dans son intégrité à Carcassonne, avant et après les élections.

Cette assurance il faut l’obtenir très vite car la campagne pour les municipales a déjà commencé monsieur le maire, sans vous apparemment, mais elle a déjà commencé.

Nous sommes sous un gouvernement de gauche, dans une région de gauche, dans un département de gauche, dans une commune de gauche , avec trois députés de gauche, deux sénateurs de gauche, vous ne pouvez pas laisser partir ce qui représente la survie économique de notre ville :

800 enfants, 3000 emplois directs et indirects, 20 millions d’euros de masse salariale dont 75 % sont réinjectés immédiatement dans l’économie locale, souhaiter la mort du régiment… c’est du délire monsieur le maire.

Pour illustrer l’impact économique de la présence du régiment, je dirai que cela représente la moitié du Chiffre d’Affaire lié au tourisme à la Cité médiévale, ou encore presque le double de la masse salariale de l’Agglo, ou deux tiers de celle de la Ville. C’est dire si l’enjeu et l’impact économiques sont loin d’être neutres et même de supporter les atermoiements.

Et derrière ces considérations économiques , n’oublions surtout pas ces centaines  de familles , d’hommes, de femmes et d’enfants qui vont connaitre l’incertitude, le doute et l’angoisse du lendemain,  et cela ne se mesure pas.

Dans mes deux entretiens l’un avec France 3 et l’autre avec France info et France inter, j’ai appelé les personnalités, responsables politiques et élus de ce département, à se rassembler pour défendre le 3 et  se mobiliser pour infléchir le gouvernement afin d’empêcher que Carcassonne vive une catastrophe économique et sociale.

Je le redis encore avec force : nous devons être unis pour défendre notre régiment, au delà de nos engagements, de nos divergences et de nos oppositions.

Cela va effectivement largement au delà de considérations partisanes ou politiciennes et par là même au delà du résultat des élections municipales que personne ne peut prédire aujourd’hui.

A voir l’embarras et à entendre les propos contradictoires de Jean-Claude Pérez (j’ai l’assurance du Ministre…. mais je vais le rencontrer en octobre et lui demander un engagement écrit !!!!….) je reprendrai volontiers la formule « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup »

je vous avoue n’avoir pas confiance aux dires et aux promesses de notre premier magistrat qui a tout intérêt à gagner du temps, et  je le soupçonne de ne pas dire toute la vérité…

La conférence de presse et les interviews qu’il a données hier n’apportent rien de nouveau au dossier, si ce n’est qu’il fustige violemment mon attitude.

Le contraire m’aurait inquiété.

J’ai adressé, ce jour, une lettre à Monsieur le Président de la République, Chef des armées, le seul à mon sens qui puisse apaiser toutes ces craintes et prendre un engagement jusqu’en 2017.

Nous savons bien que les Ministres passent, parfois plus vite qu’à leur souhait, et que leur promesses ne durent qu’en leur temps. J’invite également Monsieur le président de l’Agglo et Monsieur le maire de Carcassonne à faire voter au sein des assemblées qu’ils président une motion en faveur de notre régiment.

Ils avaient fait cette démarche pour « Pilpa », ils ne peuvent pas faire moins pour le 3ème RPIMa.

Je préfère que l’on m’accuse de m’être agitée pour rien et que tout rentre dans l’ordre.

Les attaques personnelles répétées de Jean Claude Pérez à mon encontre , et ses vociférations électoralistes me laissent indifférente.

Aujourd’hui et peut être plus que jamais le trois mérite sa devise « être et durer ».

Ci dessous copie de la lettre adressée au Président de la République.

Monsieur le Président,

La presse s’est faite largement l’écho des inquiétudes quant au maintien du régiment 3ème RPIMA à Carcassonne, menacé de disparaitre à l’occasion de la mise en œuvre du Livre blanc de la Défense nationale.

Je partage avec tous les carcassonnais ces inquiétudes, qui, si elles devaient se confirmer, mettraient notre ville,  son agglomération et notre région dans des difficultés économiques et sociales catastrophiques.

D’une part, le lien étroit tissé de longue date entre le régiment et Carcassonne, entre les militaires et la population, n’a jamais faibli, quelles qu’aient été les municipalités qui se sont succédées et  témoigne de l’attachement fort à ce régiment d’élite et à ses soldats.

D’autre part, l’impact économique sur une région et sur un département parmi les plus pauvres de France est un élément majeur accompagnant la cohésion sociale de notre territoire.

Je n’ose imaginer le caractère irréversible et dévastateur des conséquences de sa disparition ou même de sa réduction de format.

En votre qualité de Chef de l’Etat, chef des armées, je sollicite de votre haute bienveillance l’engagement de l’Etat à  maintenir le troisième RPIMA à Carcassonne.

Je souhaite que cet engagement intervienne avant les élections municipales de Mars 2014, parce que ce sujet ne peut être utilisé de manière politicienne, en particulier si on venait à cacher aux Carcassonnais le devenir du « trois ».

Je ne doute pas de votre obligeance à rassurer les Carcassonnaises et les Carcassonnais, et serai très attentive à votre réponse.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.

  Isabelle CHESA

 

 

 

REPORTAGES ET INTERVIEWS D’ISABELLE CHESA

logo france info

 

En cliquant sur le lien qui apparait ,vous entendrez le reportage effectué par Frédéric BOURGADE journaliste à France info et à  France inter sur « le trois » à Carcassonne;

A la suite vous trouverez le lien qui vous permet de voir le reportage diffusé sur fr3 région sur le même sujet.

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/jt_1920_languedoc_roussillon_,88871028.html

 

ON A TOUJOURS TORT D’AVOIR RAISON TROP TOT

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Quand neuf généraux, et un colonel,  anciens commandants du trois, interpellent le ministre de la défense,  au sujet de la survie du troisième régiment d’infanterie de marine dans notre ville, c’est qu’il y  a du souci à se faire sur l’avenir de la présence du trois à Carcassonne et notre député Maire, membre de la commission de la défense Nationale devrait s’en préoccuper.

Le 2 juillet 2012 à l’occasion du 50 ème anniversaire du trois j’écrivais:

50 années durant lesquelles, les relations entre la ville et les militaires sont devenues fusionnelles, 50 années d’une histoire qui s’est écrite qui s’est construite au grés des bons moments, et des périodes difficiles, voire dramatiques, sans que jamais les Carcassonnais perdent la confiance de leurs militaires sans que jamais les militaires perdent la confiance des Carcassonnais.

Cette Histoire, les militaires du trois nous l’ont racontée Vendredi soir au square Gambetta au moyen d’un son et lumière, d’un diaporama, et de scénettes retraçant les périodes les plus significatives du régiment, qu’elles se situent dans l’Aude, à Carcassonne, ou au cours des multiples opérations, dans lesquelles le trois a été engagé en France comme à l’étranger.

Cette Histoire, leur histoire, notre histoire, a été contée, avec rigueur, avec sincérité, avec émotion, nous l’avons partagée avec un nombreux public, avec respect et avec le sentiment que le trois et Carcassonne c’est une histoire qui sous aucun prétexte ne peut s’arrêter.

Deux jours plus tard, suite à la manifestation qui s’opposait à la stèle érigée à la  mémoire de Bigeard  je poursuivais:

 » Grâce au trois, des centaines de familles vivent et consomment à Carcassonne et dans les environs. Elles constituent un potentiel de stabilité économique et financier indispensable pour l’ensemble de la ville et de la communauté Carcassonnaise.

Dans le cadre d’une énième réforme de l’armée visant à plus d’économie, il n’est pas sûr que l’on puisse s’enorgueillir encore longtemps de la présence du trois, celle-ci étant soumise à des choix politiques qui seront faits dans quelques mois, voire quelques semaines.

Au moment ou nous devons faire preuve de la plus grande cohésion pour défendre et conforter cette pérennité des militaires à Carcassonne, au moment où vendredi soir, pour la clôture du spectacle, nous nous sommes tous rassemblés autour du drapeau du régiment et de sa garde pour chanter la Marseillaise, il n’a manqué qu’une personne à « l’appel »: Monsieur le Député Maire.

Jean-Claude PEREZ était absent de cette cérémonie du cinquantième anniversaire du trois. Je souhaite qu’il ait de bonnes raisons pour avoir « zappé » cet instant important, au moment ou nous devons tous être solidaires de nos soldats .

Lui qui se targue souvent de prendre comme modèle politique Raymond CHESA, mon cher député maire, vous êtes à coté de la plaque. Raymond, en de pareilles circonstances, aurait été là, parmi les siens.

Le 7 octobre 2012 dans un article que j’intitulais « Peur sur la Ville » on pouvait lire:

Le troisième régiment d’infanterie de Marine est donc aujourd’hui menacé pour plusieurs raisons :

C’est un régiment de parachutistes, et dans le lobbying militaire qui se pratique allègrement au niveau ministériel les paras sont jalousés, car ils sont mieux payés que les autres, ils jouissent d’un prestige important auprès de la population, ils sont les premiers à être envoyés sur les différents théâtres d’opérations.

Il faut savoir aussi que le troisième RPIMA traine comme un boulet le drame qu’il a vécu, et que les carcassonnais ont vécu lors de la journée portes ouvertes du 29 juin 2008…

Mais à ce jour le problème ne se pose plus en termes de déménagement du régiment dans une autre ville, il est purement et simplement menacé de dissolution donc de disparition au même titre que le huit stationné à Castres et d’autres sur le territoire.

De toute façon la décision sera in fine, une décision politique, et je ne doute pas, qu’avec une région socialiste, un département socialiste, une mairie socialiste, un député-maire socialiste, et en plus membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées à l’assemblée nationale, la décision finale nous soit favorable….

Si par malheur, Pilpa fermait, si Ryanair qui annonce une ligne vers Beauvais était mis à mal, et si le troisième RPIMA disparaissait, qu’adviendrait –il de notre ville, et de ses habitants ?

Je vous demande de ne pas m’en vouloir, il m’arrive de faire de mauvais rêve.

Mais si ces rêves étaient prémonitoires….

Enfin le 1er février dernier à Montredon dans mon discours je déclarais

J’ouvre une petite parenthèse, pour lui conseiller expressément, lui qui en tant que député est membre de la commission de la défense nationale, de se pencher avec attention, sur le sort  du troisième RPIMA et de son maintien à terme à Carcassonne, souvenez-vous chers amis ce que je dis ce jour .je referme la parenthèse

Cela fait prés de deux ans que régulièrement je tire la sonnette d’alarme sur le sujet.

Ce qu’il y a de plus inquiétant c’est que jamais le premier magistrat de notre ville n’a réagi.  J’ose espérer que c’est par discrétion, pour ne pas compromettre l’action qu’il a entreprise et si c’est pour ignorer ostensiblement les propos de son opposante c’est compréhensible… Mais j’ai bien peur que cela ne masque simplement le fait qu’il n’a entrepris aucune action sur cette affaire…

Il y a quelques années c’est l’action conjuguée de Raymond Chesa et de Raymond Courrière qui avait permis de sauver le trois et de le garder chez nous

Aujourd’hui je crains que cette disparition par dissolution du troisième régiment d’infanterie de marine de Carcassonne ne soit pas qu’une rumeur, mais une quasi certitude.

NEUF GENERAUX ET UN COLONEL AU SECOURS DU TROIS

insigne du trois

 

Vous trouverez ci-dessous le texte de la lettre écrite au Ministre de la défense concernant le troisième RPIMA

Suite à cette lettre j’ai fais passer un communiqué dans la presse locale

Le 11 septembre 2013

Monsieur le Ministre,

A la veille des annonces que vous vous apprêtez à faire sur les prochaines dissolutions, les médias se font l’écho de la disparition du 3ème RPIMa à plus ou moins court terme. Cette perspective amène les anciens chefs de corps du Régiment, co-signataires de cette lettre, à vous demander de bien vouloir réétudier ce choix, même si l’on nous assure que rien n’est encore figé.

Le 3° R.P.I.Ma est une formation aux multiples savoir-faire et qui est encore jeune. Le général Bigeard en fut le créateur. Près de trente mille Français ont servi sous les plis du drapeau prestigieux,(portant six citations), dont trente-sept chefs de Corps ont été les gardiens. Quatre-cent-soixante-dix-sept parachutistes du « Trois » sont morts pour la France, depuis soixante-dix ans, en Asie, en Afrique, au Proche et au Moyen-Orient, mais aussi en Europe. Les experts consultés ont-ils bien pris conscience qu’en supprimant le « Trois », la République condamne le seul régiment de la 10° Division Parachutiste, demeuré légaliste à l’heure du putsch d’Alger d’avril 61 ? Les historiens mesurent  le courage d’un tel choix, qui n’allait pas de soi à l’époque, pour les « Paras d’Alger »!

Mais de tels arguments, nous en sommes conscients, n’ont que peu de valeur compte tenu des contraintes qui s’imposent au Ministre de la Défense dans la conjoncture actuelle. En revanche, vous permettrez, monsieur le Ministre, aux anciens chefs de corps du 3ème RPIMa d’appeler votre attention sur les considérations suivantes:

Le 3 est un régiment d’infanterie dont l’armée de terre manque déjà cruellement, pour répondre aux défis des engagements futurs. Mais, c’est aussi un régiment polyvalent dans ses modalités d’engagement et dans l’éventail des missions qui peuvent lui être confiées, un régiment à la fois « low cost » et à haute valeur ajoutée. Enfin c’est un régiment d’élite reconnu comme tel par nos alliés. Il est dommage de se priver de ce qui se fait de mieux.

Le 3, depuis des années, remplit un rôle social important et souvent ignoré pour la ville de Carcassonne et sa communauté d’agglomération. En effet, de nombreux jeunes parachutistes, par les liens sentimentaux et d’animation sportive, qu’ils ont établis avec une population issue de l’immigration, ont participé à l’intégration et au mixage des communautés.

Le 3 tient une place significative dans la vie économique d’une ville et d’un département durement touchés par la crise et qui vivront très mal la suppression de 1200 emplois directs et de plus de 3000 emplois indirects.

Enfin, malheureusement, vous n’empêcherez pas, monsieur le Ministre, des esprits mal intentionnés d’exploiter la dissolution du 3 comme un solde de tout compte après le décès entouré de polémiques du général Bigeard qui a créé cet outil remarquable et la dramatique affaire de 2008.

Permettez-nous en outre de rappeler qu’il faut au moins quinze ans pour « faire » un régiment professionnalisé, généreux dans l’effort, fier de son esprit de Corps, solidement ancré dans les doubles filiations, propres aux régiments, (ici Troupes de Marine et Troupes parachutistes) et vivant, qui plus est, à l’heure d’une garnison.

Mais il nous faut aussi souligner que le 3 est une école de cadres, dont les jeunes engagés sont formés « à la dure » et constituent une sorte de vivier potentiel, où la France va puiser ses jeunes sous-officiers, ce qui revient à dire que supprimer le 3, c’est aller à l’encontre de l’attractivité souhaitable des carrières au sein de l’armée de terre, d’autant que les jeunes cadres n’auront plus l’occasion de rejoindre par l’effort ce régiment d’élite.

En écrivant cette lettre nous rejoignons l’avis de ces nombreux  Français soucieux de maintenir un outil de défense capable d’assumer les ambitions de la France. Ce sont bien en effet les ambitions de la France qui nous motivent ici,

Veuillez agréer monsieur le Ministre l’expression de la haute considération de ceux qui ont eu  l’honneur jadis de commander au feu ces merveilleux soldats, qui aujourd’hui ne peuvent imaginer que vienne à disparaître  le 3° R.P.I.Ma.

Liste nominative des dix anciens chefs de Corps en non-activité co-signataires  de la présente lettre.

Les généraux Salvan (1976/1978), LeBlanc(1980/1982), Roudeillac (1982/1984), Billot (1984/1986), Menard (1986/1988), Stouff 1988/1990), Poncet (1992/1994), Marengo (1994/1996), Legrand (1998/2000) le colonel Merveilleux du Vignaux.(2006/2008)

L’EQUIPE DE CAMPAGNE D’AMBITION CARCASSONNE 2014

 

 

DSC_5568La machine est de nouveau en route;

Après quelques jours de vacances mis a profit pour recharger les batteries et réfléchir à la suite de la campagne que nous avons entamée depuis un an maintenant, les troupes sont à nouveau sur le terrain.

En effet plus de trente cinq personnes assurent trois jours de Porte à porte par semaine;

Chaque nos équipes sillonnent  les quartiers de la ville et vont à la rencontre des Carcassonnaises et des Carcassonnais pour les informer de nos intentions et parler avec eux de leur ville et de leur conditions de vie;

Isabelle est  bien  entendu présente au moins un jour par semaine, alternant entre son activité professionnelle dans la journée ,ses rendez-vous à la permanence du 12 rue d’Alsace, ou ses  participations au diverses manifestations  ou réunions qui se déroulent après 17h30.

La proximité et le contact avec Carcassonne et ses habitants étant sa préoccupation essentielle.

Les contacts et les retours de ses opérations  de porte à porte sont très bons.

Lundi dernier L’équipe de campagne s’est réunie pour fixer le programme de travail, et arrêter les actions de la campagne électorale quasiment jusqu’à la veille du scrutin.

Les élections municipales se dérouleront finalement les deux derniers week-end de Mars à savoir les 23 et 30 Mars 2014.

Nous attendons les décrets arrêtant définitivement cette date.